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Nicolas de Staël l’écorché vif

Vie tragique, renommée internationale

 

Nicolas de Staël (1914-1955) fut une étoile filante qui détruisait ses œuvres et se suicida à l'âge de 41 ans, alors au sommet de son art.

C'est à partir de 1940 que son style s'affirme. Il travaille à des toiles abstraites appelées Composition sur lesquelles il étale la peinture au pinceau ou au couteau, donnant de l'importance à la matière.

Plazzart te présente une œuvre de cette période, héritage exceptionnel et rare puisque l'artiste détruisait autant qu'il créait !
Etude, 1944, bénéficie d'une très bonne provenance (Ancienne collection Pierre Lecuire) et est inscrite au catalogue raisonné de l'artiste.

 

 

Nicolas de Staël
Etude 1944
Huile sur toile
32 x 24 cm


• Premières toiles abstraites à Nice 1940-1943


Nicolas de Staël peint ses premières toiles abstraites à partir de 1942 dans son atelier à Nice. Il y rencontre Jean Arp, Maria Elena da Silva, Sonia et Robert Delaunay. L'heure est à l'émulation artistique et le peintre applique ses couleurs en aplat sur des toiles à fond gris.

« Sur fond uni, gris, s'animent des ellipses, des formes de lasso, des grilles. Le dessin est posé sur la peinture » Anne de Staël à propos de cette période

 

Nicolas de Staël dans son studio


• Paris sous l'occupation 1943-1945, les Compositions


En 1943, sous l'occupation, il s'installe à Paris avec sa femme et ses enfants. La vie y est très difficile et l'art abstrait est considéré comme un « art dégénéré » par le régime nazi.

C'est en 1944 qu'il peint notre Etude. L'œuvre reprend la technique et le fond gris déployés dans son atelier de Nice. Elle survit à la rage destructrice de l'artiste dont presque la moitié des œuvres ont disparu.

Jeanne Bucher est la première à voir le talent du peintre et le fait exposer dans sa galerie avec Vassily Kandinsky et César Domela. Lors du vernissage, les personnalités du milieu artistique défilent : Pablo Picasso, André Lanskoy, et Georges Braque. Ce dernier manifeste un intérêt particulier pour le peintre et deviendra un ami proche.

Quelques mois après, Jeanne Bucher réexpose l'artiste. La Gestapo viendra visiter l'exposition…

 

Carton d'invitation à la galerie Jeanne Bucher, 1945

 

• Renommée internationale et descente aux enfers 1950-1955

A partir des années 1950 la renommée de l'artiste devient internationale. Il est représenté aux Etats-Unis par le grand galeriste Paul Rosenberg qui représente aussi Braque. Commence alors sa descente aux enfers.

Dans ses dernières toiles, il tente un retour à la figuration et abandonne les empâtements. Les critiques regrettent ses premières œuvres et l'expression de la matière.

Déjà aux bords du désespoir, l'artiste tombe fou amoureux d'une femme mariée qui se désintéresse vite de lui. Il se jette par la fenêtre de l'immeuble de son atelier en 1955, laissant derrière lui des peintures exceptionnelles dont la postérité est aujourd'hui assurée.

 

Pour résumer :

Qui ?
Nicolas de Staël (1914-1955) artiste peintre français, vie tragique et renommée internationale.

Quoi ?
Etude, 1944, se situe à une période charnière dans la carrière de l'artiste. Ce sont les débuts de l'abstraction et d'un style qui fera son succès. C'est aussi le début de la reconnaissance puisque l'artiste commence à exposer et est soutenu par Georges Braque !


« Je n'oppose pas la peinture abstraite à la peinture figurative. Une peinture devrait être à la fois abstraite et figurative. Abstraite en tant que mur, figurative en tant que représentation d'un espace. » Nicolas de Staël en 1952
 

 

Nicolas de Staël
Etude 1944
Huile sur toile
Sur toile 32 x 24 cm

 

P.S. : On dit Nicolas de « Stalle » (et pas de « Sta-elle »)
P.P.S. : Apparemment en Suisse c'est de « Stelle »

;) 

 

 

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